Le ballon, nouvel ami des frégates ?

Conseillée par l’amiral Pierre Martinez, ancien patron des commandos marine, la société varoise A-NSE, membre du Pôle Mer Méditerranée, étudie les potentialités de ballons pour des applications navales. L’avantage du ballon captif est de pouvoir rester plusieurs semaines en l’air sans avoir à passer par la moindre phase de maintenance.

A-NSE Ballon

A-NSE Ballon

Crédits: Jean-Marc Tanguy

Mais cette capacité est surtout valable pour un ballon basé à terre regardant la mer, objecte un spécialiste de la marine, car en mer le vent contrarie très largement la mise en œuvre à partir de navires. La Marine avait pensé, un temps, à recourir à des ballons plus légers que l’air pour la surveillance en Manche, mais le niveau de vent courant avait vite tué le projet dans l’œuf.

 

A-NSE croit néanmoins en ses chances et annonce que son TC-350 peut tenir dans un vent de 80 km/h. Il emporte une charge optique de 200 kg comprenant notamment un AIS (automatic identification system) et un radar portant chacun à 125 km, une boule optronique multispectrale (voie télévision et infrarouge) détectant jusqu’à 27 km. C’est une fibre optique très haut débit qui transmet les informations jusqu’au sol, ou à un navire porteur. Il peut tenir l’air jusqu’à 40 jours sans maintenance, et voler à 1 000 mètres d’altitude.

 

Si la Marine n’a pas encore adopté un tel concept, elle reste l’utilisatrice discrète de ballons captifs : ils sont la base du système de dernier recours (Syderec) utilisé pour la transmission des ordres nucléaires vers les sous-marins de la force océanique stratégique (Fost), en cas de déficience du système de transmissions principal.

 

SourceLe Marin