CIRCE

Conception et Immersion de récifs artificiels pour la restauration des habitats à Cystoseires

Projet terminé

Porteur du projet ECOMERS - Université de Nice
Partenaires industriels ACRI In, Neptune Environnement
Budget 393 K€
Cofinanceur publics Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse
Année de labellisation 2012
Année de cofinancement 2012

CIRCE.png

Dans le cadre du changement global, plusieurs impacts humains agissant au niveau planétaire sur les écosystèmes côtiers (ex. changement climatique, urbanisation de la côte, surpêche) provoquent des changements dans la végétation marine. Les écosystèmes côtiers sont les plus menacés en raison de leur très forte vulnérabilité due aux effets cumulés des impacts d’origine terrestre (ex. urbanisation de la côte) et marine (ex. surpêche). Ces écosystèmes sont également les milieux possédant intrinsèquement la plus grande valeur économique en raison des services rendus.

 

Les écosystèmes côtiers rocheux méditerranéens sont caractérisés, dans les environnements naturels, par des peuplements algaux dominés par une canopée d’algues brunes structurantes (les forêts de cystoseires). Ces peuplements présentent une régression importante dans de nombreuses zones côtières méditerranéennes où ils sont remplacés par des peuplements arbustifs ou gazonnants. En cas de surpêche, ces forêts disparaissent même totalement en raison de l’importante prolifération d’herbivores comme les oursins en provoquant l’apparition de véritables « déserts » sous-marins. Cette évolution a des conséquences potentiellement très importantes dans le fonctionnement des écosystèmes côtiers, en perturbant profondément les interactions entre la végétation marine et les peuplements de poissons. Fort des connaissances théoriques acquises au laboratoire sur le rôle de l’habitat dans la structuration des écosystèmes littoraux et la richesse de la biodiversité qu’ils abritent, nous avons proposé de développer des récifs artificiels avec un design adapté afin de recréer des habitats en zone superficielle (515 m).

 

Les derniers travaux du laboratoire démontrent qu’en zone superficielle les forêts de macrophytes, et de cystoseires en particulier, offrent le meilleur habitat (richesse en invertébrés, zone de recrutement de poissons d’intérêt économique ou non). Les récifs
développés seront donc optimisés pour permettre la transplantation de cystoseires et favoriser leur développement dans le temps. Le projet comprend 3 phases :

 

  • Phase 1 : conception de récifs (collaboration avec Neptune Environnement) et tests en canal à houle pour évaluer leur résistance à l’hydrodynamisme (collaboration avec ACRI-IN),
  • Phase 2 : immersion de récifs sur une zone pilote (Cantonnement de Pêche du Cap Roux, Var),
  • Phase 3 : transplantation de cystoseires, suivis de la colonisation des récifs et appréciation de leur efficacité en tant que nouvel habitat.

L’originalité de ce projet repose sur la phase de test en canal à houle pour estimer les efforts maxima induits sur l’ensemble du module-support par des houles de tempêtes fréquentes sur le littoral méditerranéen français. L’objectif est de garantir une tenue pérenne des modules soumis à des conditions de houles « habituelles » auprès des organismes et pouvoirs publics (communes…) autorisant ou finançant leur installation. Ce travail a été développé dans un cadre théorique afin de tester sa faisabilité : développement et construction.