inSIDE

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L’interface symbiotique entre cnidaire et dinoflagellés : caractérisation des médiateurs de l’interaction

Les écosystèmes coralliens sont parmi les plus riches en termes de biodiversité, mais ils sont souvent menacés par l'impact des perturbations environnementales, en particulier celles dues aux changements climatiques globaux.

Les récifs sont principalement formés par des coraux calcifiant qui appartiennent à la classe des anthozoaires (cnidaires), comme les anémones de mer.

La capacité des coraux à construire ces récifs est principalement due à la relation symbiotique établie avec des dinoflagellés photosynthétiques communément appelés zooxanthelles.

La relation établie entre l'hôte anthozoaire et ses symbiotes dinoflagellés repose essentiellement sur des échanges trophiques : les symbiotes transfèrent la majorité des photosynthétats produits à leur hôte, qui en échange leur fourni du carbone, de l'azote et du phosphore inorganiques, en plus d'un environnement propice à la photosynthèse et une protection contre les herbivores.

De nombreux stress environnementaux, comme par exemple l'élévation des températures associée au changement climatique global, induisent des modifications cellulaires conduisant à la perte des symbiotes des tissus animaux, phénomène appelé blanchissement. Le maintien de la relation symbiotique est donc particulièrement important pour la santé des anthozoaires.

Une bonne connaissance des mécanismes physiologiques à la base de la symbiose permettront de comprendre et prédire comment les coraux pourraient s'adapter et survivre aux changements climatiques.

L'établissement et le maintien de cette relation symbiotique reposent sur un dialogue moléculaire constant entre les partenaires. Des résultats précédents ont montré l’implication des protéines Sym32, NPC1 et NPC2-D dans le maintien de l’interaction symbiotique chez l’anémone de mer Anemonia viridis.

Les objectifs du projet inSIDE sont par conséquent de contribuer à la connaissance de la physiologie des Anthozoaires en se focalisant sur la caractérisation de l’interface symbiotique pour en apprécier la fonction dans l’interaction symbiotique.

Les principaux objectifs sont d’établir le rôle des protéines Sym32, NPC1 et NPC2-D dans l’interaction, de caractériser au mieux le protéome des membranes de l’hôte, et d’identifier de nouveaux médiateurs de l’interaction parmi les composés lipidiques et les métabolites secondaires.

Porteur du projet
UNS UMR 7138 Systématique Adaptation Evolution
Partenaires industriels
SO
Partenaires recherche
SO
Budget
870 K€
Cofinanceurs publics
ANR
Année de labellisation
2012
Année de cofinancement
2012