Naval et nautisme

  • 26 Projets financés
  • 36 Projets labellisés
  • 2 Plateformes collaboratives
  • 133M€ Budget de projets labellisés

L’Europe est largement distancée dans le domaine de la construction des grands navires à faible valeur ajoutée. La France demeure, toutefois, une grande puissance maritime. Elle reste aussi un acteur important de la conception, de la réalisation et de la maintenance des navires à forte valeur ajoutée, des équipements innovants embarqués. Nos entreprises restent parmi les leaders mondiaux sur les marchés des grands navires militaires et civils à passagers, la réparation navale grande plaisance et quelques marchés de niche où leurs innovations et leur qualité de services font la différence.

DAS 2 Naval et nautisme Pôle Mer Méditerranée

Un périmètre industriel

L’industrie navale et nautique française représente 50 000 emplois directs, pour un chiffre d’affaires annuel de 9 Md €.

Elle exporte 30 à 80% de ses réalisations, pour un montant de près de 4 Md €.

Près d’un tiers de ces emplois et de ce chiffre d’affaires sont réalisés par des acteurs méditerranéens. La région PACA, fort de son tissu industriel adossé à de grands ports maritimes de commerce, militaire ou de grande plaisance, a une forte identité en maintenance, en réparation et refit ou en français « conversion de navires ». Le Languedoc-Roussillon a su attirer les leaders mondiaux de la construction des catamarans de grand voyage. Les domaines de l’ingénierie, l’architecture navale, les équipements et la déconstruction des navires sont aussi très présents.

Un potentiel planétaire

Malgré les ralentissements économiques et les crises de 2008 et 2012, des milliers de nouveaux navires sont encore livrés dans le monde, et le reste de la flotte, nécessite une attention particulière pour son entretien et son maintien en conditions opérationnelles.

À côté de ces marchés matures en évolution, de nouvelles opportunités émergent, notamment les fermes de production d’énergies marines, ou le transport côtier de marchandises et de personnes, contribuant à une multi-modalité plus durable pour les villes et les régions côtières.

La méditerranée étant un carrefour mondial et un bassin de navigation extraordinaire pour la croisière et la grande plaisance, attire toutes les flottes et toutes les nationalités : un marché mondial à portée de main et une vitrine de savoir-faire sans pareil.

Une attente d’innovation technique

Les armateurs, poussés par la modification des flux et de la demande, changent certains paramètres de leur business model.

Ils affutent les exigences de sobriété, de sécurité, et attendent de leurs unités de meilleurs retours sur investissement.

Cette demande de performance génère de nouveaux besoins et des défis technologiques. L’objectif du programme Navire du futur ou navire écologique est d’arriver à réduire d’ici 10 ans de 50% les émissions de gaz à effet de serre, de 50% l’impact environnemental, les coûts, le temps de maintenance…

Une filière structurée                 

En France, depuis 2009, la filière navale s’est fortement structurée.

Les travaux du Grenelle de la Mer et le Livre bleu Stratégie nationale pour la mer et les océans, ont conduit à la création du Conseil d’Orientation de la Recherche et de l’Innovation pour la Construction et les Activités Navales (CORICAN) et du Comité Stratégique de Filière Navale (CSFN). Le Pôle représente et accompagne les acteurs de la façade maritime méditerranéenne notamment via le programme de renforcement des PME des industries navales : OCEANS 21.

L’État français et les Pôles Mer continuent cette logique de structuration de la filière au niveau européen, dans le cadre du prochain programme-cadre HORIZON 2020. Tous collaborent au montage d’un partenariat naval, public-privé, qui devra être capable, peu de temps après le lancement des premiers appels à projets en 2014, de gérer une enveloppe de plusieurs dizaines de millions d’euros dédiée à l’innovation dans l’ingénierie, la construction et la réparation navales.